Paupérisation

paupiere

C’est un mot qu’on entend peu. Au lycée, en faculté, quand on parle économie ou histoire. Vous l’entendrez peu à la télévision où les journalistes aiment reconduire les mots des politiques.
Or, ce mot là est fort et pas beaucoup d’hommes politiques se risquent l’utiliser. Avec un peu de sémantique de base, on peut pourtant détecter des choses essentielles.

Celle-ci : il existe une étrange proximité entre le mot paupérisation et le mot paupières. Alors que sur le plan étymologique, il n’y aucun rapport. Cette troublante parenté sonore et même visible est en fait une bien étrange antithèse. Que fait la paupière ? Elle protège, mais plus que cela elle cache.

C’est elle qui interdit à la lumière naturelle ou artificielle de troubler notre sommeil. C’est elle qui spontanément peut se fermer à l’approche d’un danger. La paupière est une amie y compris une amie menteuse qui nous empêche de voir ce qui se passe. Par exemple, la pauvreté croissante, l’incurie des États, la misère urbaine et architecturale……

La paupière cèle l’accès à la réalité, celle que nous décrivent les sociologues et les économistes et que dans leur jargon, ils appellent la paupérisation. De ce mot qui comme je vous le disais n’est jamais employé par ceux qui passent à la télévision et qui sont censés trouver des solutions au problème.

La sémantique, et même l’intervention qui améliore la texture des paupières est avec eux pour contredire cette vision non altérée des choses. Une bien étrange ressemblance effectivement qui en dit peut-être long sur nos habitus et cette indécrottable envie qu’à l’homme de ne pas regarder yeux grands ouverts ce qui se passe.

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