Le ventre de nos ancêtres

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Alexandre le grand était-il gros ?

Les films historiques, tellement à la mode depuis quelques années comme Alexandre ou  300 montrent des guerriers à la taille svelte, aux muscles abdominaux apparents(les tablettes de chocolat)  et qui n’ont pas de bourrelets.

Est-ce le fruit de l’imagination d’une époque(la notre) où les corps minces sont le modèle à suivre ? Où bien peut-on se dire que les héros de l’Antiquité devaient forcément avoir une silhouette aplanie sans kilos en trop ?

Il faudrait se pencher sur l’Histoire, voir des reproductions d’œuvres d’art grecques par exemple. Mais si il vrai qu’on ne peut pas concevoir les Spartiates comme des petits bonhommes bedonnants, on se dit que la forme de leur ventre ne devait pas être la principale préoccupation de nos ancêtres.

Nos pères ne pensaient pas à leurs lignes

Et plus près de nous que les conquérants de la Perse, nos arrières grands parents vivaient une relation à la nourriture et à l’activité physique moins obsessionnelle que la notre.

Parce qu’un homme dans la culture méditerranéenne avait le droit à des bouées, des « pommes d’amour » et parce que le sport était peu développé, nos devanciers avaient la chance de ne pas faire des cauchemars à l’approche de l’été.

Pour eux la perspective de se monter torse nu à la plage(moins fréquente que pour nous) ne donnait pas lieu à des stratégies de préparation et de réparation comme la liposuccion abdominale quelques mois avant les premières chaleurs.

Les exercices et le passage par un chirurgien esthétique n’auraient pas été concevables

Les loisirs et la relation sociale comme causes de nos phobies physiques

C’est avec la démocratisation et la régularité des séjours en bord de mer ou à la piscine que nous avons commencé à nous regarder. Nous avons commencé à nous regarder parce que nous regardons les autres et que la forme de leurs corps génère des complexes.

Ce qui est vrai des femmes est aussi vrai des hommes. La bedaine affichée passe mal si les autres représentants du sexe masculin sont maigres dans le lieu fréquenté.

Être le « petit gros », le « gros » de service, c’est une souffrance psychologique pour les enfants, pour les adultes également. Seulement, les enfants le disent et cela blesse, tandis que les grands le font comprendre au travers de leurs regards et par le biais de cette pression de la société qui veut qu’un ventre « normal » soit un ventre ferme, sans bourrelets sur le pourtour et sans graisse tombante.

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