Economie du remords

remords

Sans le paradigme de la religion, des grandes valeurs, l’homme s’en remet à des professionnels chargés de le rassurer. L’homme occidental en particulier. A t-il trop manger ? Le voici sur un site de santé, un magazine féminin pour puiser cette méthode pour vaincre les kilos en trop qu’il a pris parce qu’il s’est laissé aller.

N’est-il pas bien dans son travail ? A t-il des problèmes dans son couple ? Le voici consultant un psychologue. A qui il s’en remet pour ne pas avoir respecter les règles, pour avoir dit ce mot de trop…

Enfin bref, la société occidentale a secrété toute une économie, un éco système dit-on maintenant- du remords. Ces gardiens rassurants ou rudes, gourous ou bons copains, ont en charge de laver l’être de ses petits péchés qui perlent le collier de la mauvaise conscience.

Certains d’entre eux le savent bien qui se constituent en bons samaritains du lavage des esprits. Il y a tellement de fautes à se faire pardonner, tellement d’écarts de conduite, tellement de manque d’éthique…..

Ce sont les bornes qui devant le précipice rattrapent ceux qui décidément sont allés trop loin dans le laisser-aller. Un business de la repentance assez bien en rapport avec cette vieille tendance de la société occidentale à dire ses fautes ou à tout simplement se confesser.

La caricature du phénomène étant-et ce n’est pas une surprise- la société américaine où l’aveu en faute se fait désormais en public, c’est-à-dire à la télévision. Ce sont les aveux de Lance Armstrong, et puis ces bulles d’expiation mi désolées, mi intéressées que sont les aveux en modification physique à l’instar des regrets de Heidi Klum regrettant sa chirurgie plastique des seins et de combien d’autres finissant par le dire comme si il y avait là encore quelque chose de honteux à cette action et que la vérité par essence, par substantification définitive devait être dite.

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