Claude François avant l’heure

rhinoplastie claude francois

On associe avec raison stars et chirurgie. Mais on croit à tort que c’est un phénomène récent renforcé par cette course à la notoriété créée par les émissions de télé-réalité et de télé-crochet.
Or, il suffit de regarder le film Cloclo pour s’apercevoir que le recours à une intervention en rapport avec l’image et la carrière est un fait déjà ancien.

Avant son éclosion au début des années 60, Claude François subit une rhinoplastie, c’est-à-dire une chirurgie du nez car la pointe de celui-ci est écrasée, j’allais dire épatée un peu à l’instar de certains nez africains.

Quand un personnage lui en demande la raison, il répond que c’est un investissement. Réponse judicieuse et terriblement évocatrice de l’ambition et de l’avant-gardisme du personnage. Car Cloclo, ce sera l’archétype de la vedette qui pense son métier, qui apprend des autres, qui réfléchit à son image en s’entourant au besoin.

Et on imagine bien que si l’avait encore vécu, Claude François n’aurait sans doute pas hésité à faire une autre opération, sans doute un lifting du visage, comme certains autres l’ont fait pour que les traces du vieillissement ne soient pas visibles.

L’époque aurait bien sur moquer cette décision, il est vrai que la chirurgie nasale du futur auteur de Comme d’habitude était passée inaperçue parce qu’il n’était pas encore connu à ce moment là, mais je crois que même maintenant, si il avait su se renouveler et adapter son répertoire, une intervention sur son physique aurait fini par passer au second plan.

A l’inverse des stars d’un jour qui éclosent et disparaissent maintenant, Claude François avait du talent et une œuvre artistique.

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