Ce vieux désir d’une poitrine parfaite

docteur Czerny

Nous aimons à répéter que la perfection n’existe pas et pourtant nous nous imposons des règles qui ressemblent à s’y méprendre à un désir d’absolu. Les parents sont exigeants avec leurs enfants, les coquets et les coquettes poussent le souci du détail à la limite de l’obsession et les femmes profitent de chaque miroir pour regarder leurs formes.

Le souci d’être belle, c’est le souci d’un maquillage adapté à son visage et c’est aussi le désir de plaire en raison de ces formes. Si la préoccupation des fesses galbées et de la taille de guêpe sont assez récentes, on sera surpris d’apprendre que celle d’une poitrine avenante est très ancienne.
Ce qui nous le dit, ce sont précisément les balbutiements d’une « médecine » mammaire qui prélude à notre chirurgie des seins moderne qui repose sur les implants ou les injections de graisse.

Il est fou de constater que depuis le début, c’est en direction de ces deux techniques que les premiers inventeurs ont réfléchi. Huile de paraffine, dispositifs ressemblant à des enveloppes, on est déjà dans la dualité « injections » contre « objets additionnels ».

A la fin du 19ème siècle,un chirurgien allemand, le docteur Czerny publie la première description d’un dispositif implantatoire censé corriger l’asymétrie résultant de l’ablation d’une tumeur sur l’un des seins.

Nous sommes en 1895. C’est-à-dire il y a plus de cent dix ans et ce que l’on peut dire, c’est qu’avec la sexualisation à outrance des corps que favorise internet, nous ne sommes pas prêts de sortir de ce culte de la belle poitrine.

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