20% seulement des patientes sont sous l’emprise d’un diktat

hagege chirurgien esthetique

Les magazines, internet, la télévision et le cinéma font la loi en matière de beauté. Oui, on serait porté à le croire. Sans dire que c’est tout à fait faux, il convient de donner un premier chiffre : 20% seulement des femmes qui consultent un chirurgien semblent sous l’emprise d’un diktat imposé par l’une ou l’autre de ces sources. C’est ce que nous dit Jean-Claude Hagège.

Comment le sait-on ? On le sait parce qu’elles viennent avec un magazine entre les mains ou qu’elles évoquent par exemple clairement le nombre d’années qu’elles souhaitent perdre.
Elles demandent à rajeunir de 20 ou de 30 ans.

Mais cette précision doit d’emblée nous éclairer sur le caractère à la fois insolite et irrationnel de ce genre de sollicitation. Car il est bien évident que retrouver le visage qu’on avait en 1993 relève de l’utopie.

En réalité, les praticiens confrontés à ces patientes enclenchent assez rapidement sur du psychologique. En instaurant le dialogue, ils s’aperçoivent qu’elles sont souvent en situation de détresse et passent par exemple par une étape difficile de vie comme un divorce ou un veuvage.

Et les 80 % qui restent ?

Les autres, c’est-à-dire la majorité a un discours tout a fait pratique, je dirais même pragmatique. D’abord, il n’est en aucun cas question d’une métamorphose. Ces femmes(mais on pourrait sans doute en dire autant des hommes) veulent rester les mêmes après l’intervention. Elles veulent néanmoins qu’il y en quelques sorte une cohérence entre leur être et leur apparence.

C’est précisément le sens aigu de la demande autour du lifting du visage, car celui-ci s’écorne assez vite et induit une représentation de la personne qui n’a rien à voir avec ce qu’elle ressent au dedans : c’est le fameux regard fatigué forcé par la chute des sourcils et l’apparition de rides frontales et au coin de l’œil, les pattes d’oie.

Au-delà du caractère pratico-pratique de la demande, il y a en plus un réflexe salvateur de la part de ces personnes puisqu’elles envisagent leur intervention comme l’expression de ce que peut l’art du praticien. C’est-à-dire une prise de position lucide sur la technique, celle qui permet de passer d’un point A à un point B en restaurant en mieux la position de départ.

On est donc bien dans une esthétique réinventée mais dans la limite personnelle que la patiente sait pouvoir atteindre pour son mieux-être avec la certitude de ce que peut l’expertise du chirurgien.

Ce sont des patients adultes. Ils ne sont pas dans l’exigence mais dans le demande de savoir-faire. A l’instar de séances d’épilation, de massages ou de tout autre pratique en institut, elles consultent avec un idée pensée, méditée et leur parole est d’autant plus claire à comprendre.

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